J'ai fais un rêve étrange cette nuit, d'ailleurs c'était pas tout à fait la nuit ça devait presque le matin puisque je m'en souviens.
J'étais sur une île tropicale avec mes parents et les habitants étaient tous fous, un peu comme dans la série 'le prisonnier'.
C'était bizarre car j'essayais de pas les provoquer de rester calme parce que je me disais qu'au moindre faux pas ils (les fous) pourraient péter un câble et s'en prendre à mes parents… Eh oui en fait je me foutais de moi, c'était pour eux que je m'inquiétais. Etrange ce sentiment de protection, en même temps c'est extrêmement naturel.
Et donc on était 'invités' à une grande fête, genre fête en bord de plage avec des buvettes en bois et des guirlandes de lumière multicolore pour s'éclairer. Et là ma mère veut aller aux toilettes. Donc avec mon père, je l'accompagne devant ce qui semble être les wc, en l'occurrence une grande tente au milieu des autres tentes... le plus étonnant est cette impression que tout le monde nous regarde ou plutôt fait attention à nous mais sans, justement, nous regarder. En gros le sentiment que l'on représente quelque chose face à une foule de gens sans identité. Les minutes passant, on décide de prendre un verre avec mon père, un Ricard (alors que l'ambiance se prêtait plutôt au rhum mais ça c'est le génie décalé des rêves).

Là je lui fais remarquer que l'on doit être dans un film (donc dans l'irréel) car justement je vois, prés des tentes, une actrice française, Virginie Ledoyen ; je me dis que ça renforce ce sentiment de notre présence dans un environnement non réaliste (film La plage, le rêve...).
Et là sentiment oppressant...
Je me rends à l'endroit de la tente wc et je m'aperçois qu'elle est effondrée.. Je panique regarde plus précisément et devine un corps sous les draps... je crie pour appeler mon père... Avec horreur je soulève le drap et je vois ma mère couverte de sang, le sien manifestement, qui est encore consciente et cherche à me rassurer... je la prends dans mes bras et cherche à sortir de ce maelström de rires morbides et de regards horribles, venant de fous inconscients, qui m'emplissent d'une sensation d'abandon et d'impuissance.
Et là je péte un câble j'insulte tout le monde dans cette fête devenue macabre ; je crache mon amertume à ces faces souriantes, que je ne voulais pas déranger et qui finalement sont la cause de mon malheur. Je sens le regard de Virginie qui m'est devenu soudainement hautain, pleins de reproches (de gâcher la fête des fous certainement), voire pesant, et étonnamment il ne m'importe que peu. Je sens que je casse quelque chose avec cette ambiance, avec ces autres, et ce sang maternel qui coule sur mon corps, mes mains... mais je cours.. ce n'est plus un rêve, plus du cinéma, plus de la fiction, plus rien... je cours pour oublier, je cours...
Et je me réveille (en sueur)...
Etais-ce un rêve ou un cauchemar, je ne le sais pas mais j'ai eu envie de l'écrire.
ps : J'avoue, j'ai aussi réussi à caser une photo de Virgine Ledoyen.